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Gabon | Dette FMI : l’encours chute à 247 milliards FCFA

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Libreville accélère le remboursement de ses engagements envers le Fonds monétaire international, tout en continuant de mobiliser des ressources sur les marchés financiers régionaux. Une stratégie qui traduit moins une volonté de sortir de l’endettement qu’un choix de réorganiser progressivement le portefeuille de dette du Gabon.

Le Gabon réduit fortement son exposition au Fonds monétaire international (FMI). Au 31 août 2026, l’encours de sa dette envers l’institution est ramené à 319,05 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 247 milliards FCFA.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la politique de gestion de la dette publique menée par Libreville. Elle intervient alors que le gouvernement cherche à respecter ses échéances, à améliorer la crédibilité financière de l’État et, parallèlement, à diversifier ses sources de financement.

Entre le 18 juin et le 3 août 2026, le Trésor gabonais a remboursé plus de 38 millions de DTS au titre du principal des financements contractés auprès du FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Les données disponibles montrent ainsi une diminution sensible de l’encours. Celui-ci est passé de 357,06 millions de DTS au 31 mars 2026 à environ 325 millions de DTS au 31 juillet, avant de s’établir à 319,05 millions de DTS fin août.

Autrement dit, le Gabon ne se contente pas de stabiliser sa dette envers le FMI mais il procède à un véritable désendettement vis-à-vis de ce créancier multilatéral.

Fin 2023, l’encours de la dette gabonaise envers le FMI atteignait 670,28 millions de DTS. Il est descendu à 499,77 millions de DTS fin 2024, puis à 369,76 millions de DTS fin 2025, avant de poursuivre sa décrue en 2026.

Cette évolution traduit une politique qui semble privilégier le remboursement progressif des engagements anciens, plutôt que l’accumulation de nouveaux financements auprès du même bailleur. Pour Libreville, l’enjeu dépasse le simple montant de la dette. Il s’agit également de préserver la capacité de l’État à accéder à d’autres sources de financement lorsque cela est nécessaire.

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La diminution de la dette envers le FMI ne signifie pas que le Gabon se désendette dans son ensemble. Le pays continue de rechercher des ressources sur les marchés financiers de la CEMAC, notamment à travers l’émission de titres publics. Il peut également recourir à des financements bilatéraux pour couvrir ses besoins budgétaires et financer ses investissements. Pour les autorités, le remboursement accéléré des engagements envers le FMI intervient dans un contexte où la crédibilité financière devient un enjeu central.

Un État qui respecte ses échéances améliore théoriquement sa capacité à rassurer les investisseurs et les souscripteurs de titres publics. Il peut ainsi chercher à obtenir de meilleures conditions lors de ses futures levées de fonds.

Le véritable indicateur dans cette baisse à surveiller sera désormais l’évolution de la dette publique totale, son coût, sa maturité et la capacité du Gabon à générer suffisamment de ressources pour honorer ses échéances sans multiplier les nouveaux emprunts.

Avec 319,05 millions de DTS, soit environ 247 milliards FCFA au 31 août 2026, le Gabon a considérablement réduit son exposition au FMI depuis 2023.

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Cette baisse de l’encours constitue un signal de discipline dans la gestion des engagements multilatéraux. Elle ouvre également une nouvelle phase pour Libreville ; celle d’une gestion de dette davantage orientée vers la diversification des créanciers et l’accès aux marchés régionaux. Mais pour le Gabon, la véritable performance ne consistera pas seulement à devoir moins au FMI. Elle consistera à parvenir à emprunter mieux, moins cher et surtout pour financer une économie capable de rembourser durablement sa dette.

Sam

Le Ouagalais

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