Burkina Faso–Chine : Ouagadougou veut renforcer la coopération autour de la production nationale
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Le Burkina Faso souhaite donner une orientation davantage productive à sa coopération avec la République populaire de Chine. Le sujet était au cœur des échanges, ce lundi 7 septembre 2026, entre le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, et l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong.
Au cours de cette audience, les deux parties ont fait le point sur l’état des relations bilatérales et les perspectives de leur renforcement, avec un accent particulier sur les secteurs jugés prioritaires pour le développement du Burkina Faso.
La coopération sino-burkinabè couvre déjà plusieurs domaines stratégiques, notamment l’agriculture, la santé, la défense et les infrastructures technologiques. Les échanges entre les deux pays se traduisent également par une mobilité accrue des populations. Selon l’ambassadeur Zhao Deyong, plus de 8 000 visas ont été délivrés en 2025 à des citoyens burkinabè pour des activités commerciales, des études, des formations et différentes missions professionnelles en Chine.
Cette mobilité accompagne le développement des échanges économiques, universitaires et professionnels entre les deux pays.
Au-delà des relations diplomatiques, le Gouvernement burkinabè souhaite désormais renforcer la dimension productive de cette coopération et le Premier ministre a notamment mis l’accent sur l’acquisition d’équipements productifs, le transfert de technologies, la formation des compétences nationales et la création d’unités locales de production.
Le Burkina Faso acquiert déjà en Chine différents équipements destinés à la défense, ainsi que des machines utilisées dans les secteurs agricole et industriel. L’objectif affiché par le Chef du Gouvernement est de renforcer cette orientation afin que la coopération contribue davantage au développement des capacités nationales.
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L’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de mécanisation et de transformation économique constitue, dans cette perspective, un domaine d’intérêt pour le Burkina Faso.
L’une des orientations évoquées consiste à privilégier les appuis susceptibles de renforcer durablement la capacité du pays à produire. Cette approche concerne notamment l’agriculture et l’industrie, avec l’objectif de développer davantage la transformation locale des matières premières et de réduire progressivement la dépendance aux approvisionnements extérieurs.
Le Gouvernement souhaite ainsi que les différents mécanismes de coopération dépassent progressivement le cadre des appuis ponctuels, notamment alimentaires, pour contribuer à la mise en place de capacités de production durables.
L’ambassadeur chinois a assuré que son pays partage cette orientation et entend adapter davantage ses interventions aux priorités définies par les autorités burkinabè.
« La Chine soutient le Burkina Faso dans la recherche d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales, afin de parvenir à un développement autonome sur la voie de la modernisation et d’améliorer le bien-être de sa population », a déclaré Zhao Deyong.
L’ambassadeur chinois a également évoqué la mise en œuvre de plusieurs accords et projets d’appui conclus entre les deux pays. Il a souhaité une accélération de leur exécution, conformément aux modalités convenues.
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Pour les autorités burkinabè, l’enjeu est désormais de transformer les engagements de coopération en réalisations concrètes, notamment dans les secteurs ayant un impact direct sur les capacités productives du pays.
La coopération sino-burkinabè s’illustre également dans le domaine sanitaire. À Bobo-Dioulasso, le Centre hospitalier universitaire de Pala, réalisé avec l’appui de la Chine et inauguré le 24 décembre 2025, constitue l’une des infrastructures issues de cette coopération.
Cette réalisation s’inscrit dans les efforts visant à renforcer l’offre nationale de soins spécialisés.
À travers cette nouvelle séquence d’échanges, Ouagadougou et Pékin réaffirment ainsi leur volonté de consolider une coopération axée sur les secteurs prioritaires, avec une attention particulière accordée à la production, aux équipements, au transfert de savoir-faire et au renforcement des compétences nationales.
Le Ouagalais




