Côte d’Ivoire|JNCC 2026 : Versus Bank mise sur les PME agricoles pour accélérer la transformation du cacao ivoirien
@Actualités économiques. Le Ouagalais
À l’occasion de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), organisée du 1er au 3 septembre 2026 au Parc des expositions d’Abidjan, Versus Bank renforce son accompagnement financier des acteurs de la filière cacao. La banque entend notamment faciliter l’accès au crédit des coopératives, acheteurs locaux, PME et entreprises engagées dans la transformation des fèves.
La transformation locale du cacao devient progressivement un enjeu majeur pour la Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial de cacao, le pays cherche à conserver davantage de valeur ajoutée sur son territoire au lieu d’exporter principalement les fèves brutes.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit la participation de Versus Bank aux JNCC 2026. L’établissement financier indique vouloir accompagner les différents acteurs de la chaîne de valeur, notamment les producteurs, les coopératives, les transformateurs et les PME.
Pour les coopératives et les acheteurs locaux, l’un des principaux problèmes reste le financement de l’achat des fèves. Ces acteurs doivent disposer rapidement de liquidités pour acheter le cacao auprès des producteurs, alors que les revenus issus de la transformation et de la commercialisation interviennent plus tard.
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Versus Bank entend ainsi proposer des solutions de financement adaptées au cycle d’exploitation des entreprises de la filière.
L’objectif ne concerne donc pas uniquement l’achat de cacao. Les financements peuvent également contribuer au développement des petites et moyennes entreprises engagées dans la transformation, notamment celles qui investissent dans les équipements et les capacités de production.
Cette orientation est importante pour les PME agricoles ivoiriennes, souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit lorsqu’elles cherchent à passer d’une activité commerciale à une activité industrielle.
La transformation locale devient le véritable enjeu et la Côte d’Ivoire veut augmenter fortement la quantité de cacao transformée sur son territoire.
Selon les données présentées à l’ouverture des JNCC 2026, la capacité installée de transformation devrait passer de 1,155 million de tonnes à 1,344 million de tonnes au cours de la campagne 2026-2027, grâce notamment à la mise en service de nouvelles unités industrielles. Au cours de la campagne 2025-2026, environ 650 000 tonnes de cacao ont été transformées localement, soit un taux de transformation de 30 %.
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Cette progression traduit un changement du modèle économique. Passer de la production et l’exportation des fèves à la transformation.
La FAO estime par ailleurs que la Côte d’Ivoire vise 80 % de transformation locale des fèves à l’horizon 2030.
Cette ambition industrielle nécessite cependant des ressources financières importantes. Une étude du Centre d’investissement de la FAO estime les besoins en fonds de roulement de l’ensemble de la filière ivoirienne du cacao à environ 4,3 milliards d’euros. Ce montant correspond principalement aux ressources nécessaires pour financer l’approvisionnement des unités de transformation en fèves et ne doit donc pas être confondu avec le montant total des investissements industriels.
Le besoin de financement a fortement progressé. il était estimé à 2,8 milliards d’euros en 2024-2025, contre 1,5 milliard d’euros en 2023-2024.
Pour les banques, le défi consiste donc à financer une activité agricole et industrielle dont les cycles de trésorerie peuvent être longs et soumis aux fluctuations des prix du cacao.
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu des prochaines années sera par ailleurs d’augmenter les capacités industrielles et garantir leur approvisionnement en cacao.
Le financement bancaire devient dans ce contexte un maillon essentiel. Mais l’accès au crédit ne suffit pas à lui seul. Les PME devront également disposer d’une gouvernance solide, de capacités techniques, de débouchés commerciaux et d’une gestion rigoureuse de leur trésorerie.
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Les JNCC 2026 mettent ainsi en lumière une évolution importante de la filière ; le cacao n’est plus seulement considéré comme une matière première d’exportation. Il devient également une matière première industrielle autour de laquelle la Côte d’Ivoire veut construire davantage de valeur ajoutée locale.
Le Ouagalais




