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Nigeria | Marchés financiers : une plateforme régionale pour connecter les Bourses africaines et attirer les capitaux

@Finance. Innovation économique. Le Ouagalais

Le Nigeria veut faciliter les introductions en Bourse entre pays africains grâce à un cadre dédié aux certificats de dépôt. L’objectif est de permettre aux entreprises de toucher davantage d’investisseurs, réduire les obstacles aux opérations transfrontalières et porter la capitalisation de ses marchés financiers à 750 000 milliards de nairas d’ici 2036. Une initiative qui pose la question de l’intégration financière du continent.

Cette initiative s’inscrit dans un plan décennal visant à porter la taille des marchés de capitaux nigérians à 750 000 milliards de nairas, soit environ 562 milliards de dollars, à l’horizon 2036. Au-delà de cet objectif, le pays cherche à renforcer son attractivité auprès des entreprises africaines et des investisseurs internationaux.

Aujourd’hui, une entreprise cotée dans un pays africain ne bénéficie pas automatiquement d’un accès simple aux investisseurs d’un autre pays. Les différences de réglementation, les procédures d’admission à la cote, les frais et les mécanismes de conservation des titres peuvent compliquer les opérations.

Le projet nigérian entend réduire ces obstacles grâce aux certificats de dépôt africains, ou African Depositary Receipts (ADR). Le principe veut qu’un dépositaire qui détient les actions d’une entreprise, émet des certificats représentant ces titres. Ces certificats peuvent ensuite être proposés aux investisseurs sur un autre marché, selon les règles applicables.

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Ainsi, une entreprise cotée sur une place boursière africaine pourrait accéder plus facilement aux investisseurs nigérians sans devoir nécessairement reproduire l’ensemble des démarches d’une introduction en Bourse classique. Le dispositif envisagé prévoit notamment des procédures d’agrément simplifiées, une réduction des frais d’admission, des mécanismes de règlement et de conservation des titres entre pays ainsi que des structures fiscalement neutres.

La SEC souhaite également faciliter les opérations dans les deux sens. Permettre dans un premier temps aux entreprises étrangères de se financer au Nigeria et ensuite aux entreprises nigérianes d’accéder aux marchés d’autres pays africains. Elle pourrait également élargir la base d’investisseurs d’une entreprise, faciliter les investissements transfrontaliers et améliorer la circulation des capitaux sur le continent.

L’intérêt d’un tel dispositif dépasse la seule modernisation des règles boursières. Pour une entreprise qui cherche à financer son expansion, l’accès à plusieurs catégories d’investisseurs peut constituer un avantage déterminant.

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Cette perspective concerne aussi les entreprises dirigées par leurs fondateurs. Le Nigeria envisage de revoir certaines conditions d’admission à la cote, notamment les seuils minimaux de flottant et les règles applicables aux structures d’actions à plusieurs catégories. Ces évolutions pourraient permettre à certaines entreprises de solliciter les capitaux publics tout en conservant une part importante du contrôle de leur société, sous réserve des règles qui seront finalement adoptées.

La réforme pourrait également soutenir le développement des obligations d’entreprise, des placements collectifs et d’autres produits financiers destinés aux particuliers comme aux investisseurs institutionnels.

Naomi L.

Le Ouagalais

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