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Burkina Faso | Économie : l’État mobilise 131,3 milliards FCFA sur le marché financier régional

@Finance. Le Ouagalais

L’emprunt obligataire lancé en septembre 2025 a dépassé son objectif initial de 11,3 milliards FCFA. Un résultat qui témoigne de la capacité de l’État à mobiliser l’épargne et de la confiance des investisseurs dans le financement de l’économie burkinabè.

L’État burkinabè a mobilisé 131,355 milliards FCFA à l’issue de son emprunt obligataire par appel public à l’épargne, clôturé le 17 octobre 2025. L’opération, ouverte le 22 septembre, visait initialement 120 milliards FCFA. Les souscriptions ont ainsi atteint 109,5 % de l’objectif fixé.

Ce dépassement de 11,355 milliards FCFA constitue un signal encourageant pour les finances publiques. Il montre que le marché financier régional reste une source de financement accessible pour le Burkina Faso, à condition de maintenir la confiance des épargnants et des investisseurs.

Structurée par un consortium composé de SBIF, Coris Bourse, SA2IF et IFI, l’émission s’inscrit dans la volonté de diversifier les ressources de financement de l’État. L’enjeu est de mobiliser davantage l’épargne disponible pour soutenir les investissements publics et accompagner le développement économique et social.

voir aussi: Burkina Faso|Économie : lancement d’un emprunt de plus de 200 milliards FCFA pour les projets structurants

Cette démarche se présente pour réduire la dépendance à certaines sources traditionnelles de financement et renforcer le rôle du marché financier régional dans le développement des économies de l’UEMOA.

Pour le Burkina Faso, la mobilisation de ces ressources offre une marge de financement supplémentaire dans un contexte où les besoins en infrastructures, en services publics et en investissements productifs restent importants.

Au-delà du montant collecté, le résultat de cette opération constitue un indicateur favorable de la capacité de l’État à solliciter les investisseurs sur le marché régional. Le dépassement de l’objectif initial peut contribuer à conforter la crédibilité de la signature publique burkinabè.

Cette confiance doit toutefois s’inscrire dans la durée. Elle dépend notamment de la transparence dans la gestion des ressources, du respect des engagements financiers et de l’impact réel des dépenses sur l’économie.

La mobilisation de fonds ne représente donc qu’une première étape. Leur utilisation efficace et leur contribution à la croissance, à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie seront déterminantes pour consolider la confiance des investisseurs.

voir aussi: Plan RELANCE 2026-2030 : le pari burkinabè de la souveraineté par la mobilisation interne

Avec 131,355 milliards FCFA mobilisés, le Burkina Faso dispose d’un levier supplémentaire pour financer ses priorités de développement. Le succès de cette émission rappelle aussi que l’épargne des particuliers et des institutions peuvent jouer un rôle important dans le financement de l’économie nationale.

Ousseni SAKANDE

Le Ouagalais

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