Nigeria|économie : la BAD injecte 200 millions $ pour accélérer l’industrialisation et soutenir les PME
@économie. Le Ouagalais
La Banque africaine de développement (BAD) renforce son appui au secteur productif nigérian. L’institution panafricaine a approuvé une facilité de financement de 200 millions de dollars soit environ 112,8 milliards FCFA en faveur de la Banque de l’industrie du Nigeria (BOI), avec pour objectif d’élargir l’accès au crédit à long terme pour les entreprises.
Ce financement cible des secteurs clés de la transformation économique du pays notamment les infrastructures, le transport, l’agro-industrie, la santé et les produits pharmaceutiques y compris l’industrie verte.
À travers cette initiative, la BAD entend stimuler la production locale, réduire la dépendance aux importations et permettre aux entreprises d’accéder à des financements adaptés à leurs cycles d’investissement, souvent plus longs que ceux proposés par les banques commerciales.
Dans une logique d’impact, au moins 30 % des fonds seront alloués aux petites et moyennes entreprises (PME), avec une attention particulière aux entreprises détenues par des femmes et aux initiatives portées par les jeunes.
Ce positionnement vise à combler un déficit structurel en facilitant l’accès au financement pour des entreprises et contribuant à la création d’emplois et à la dynamisation de l’économie.
Le volet spécifique du programme Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) viendra renforcer cet axe en facilitant l’accès des entreprises féminines au financement, aux marchés et aux chaînes de valeur.
Au-delà du financement, le dispositif inclut une subvention de 650 000 dollars issue du Fonds d’assistance au secteur privé africain. Cette enveloppe permettra de soutenir les PME dans l’amélioration de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), le développement de projets liés au climat, le renforcement de leurs capacités opérationnelles et la mesure de leur impact socio-économique.
Cette opportunité de financement intervient dans un contexte où le Nigeria veut reconstruire son tissu industriel avec le renforcement du financement de l’économie réelle et la réduction de la pression des importations.
Selon la BAD, ce programme devrait générer des effets multiplicateurs significatifs notamment la création d’emplois, l’augmentation des exportations, la hausse des recettes fiscales et des économies en devises, bien encore une diversification accrue de l’économie.
Au-delà du Nigeria, cette opération illustre une tendance globale du repositionnement des institutions financières africaines vers le financement productif et industriel, avec un accent sur l’inclusion et la durabilité.
Sam
Le Ouagalais




