Afrique|finances: les dirigeants lancent la plateforme AIFF pour accélérer le financement de l’Agenda 2063
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L’Afrique a lancé la facilité africaine de financement des infrastructures (AIFF), une plateforme entièrement de sa propriété pour accélérer la préparation et la facilitation du financement des projets prioritaires d’infrastructures transfrontalières selon l’agenda 2063.
Les chefs d’Etat africains en marge du 39è sommet de l’Union Africaine, ont tenu le Dialogue présidentiel de haut niveau de l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines (AAMFI) qui a value le lancement de la plateforme, après deux précédentes rencontres du genre.
Placé sous le thème « Renforcer l’architecture financière de l’Afrique pour financer l’Agenda 2063 », les dirigeants ont discuté des enjeux et des mécanismes opérationnels capables de mobiliser des capitaux à long terme et à grande échelle.
Le continent reste jusqu’aujourd’hui dépendant des systèmes financiers externes ce qui affecte pleinement son élan de développement. Le financement de l’Agenda 2063 demeure névralgique à cause de la fragmentation des marchés de capitaux, le financement limité et l’augmentation des primes du coût du capital. Le président Ghanéen John Dramani Mahama, désigné champion de l’Union africaine sur les institutions financière de l’union ; a jugé nécessaires, avec d’autres dirigeants de renforcer les institutions financières multilatérales africaines (IFAM) existantes et accélérer la mise en service des institutions financière de l’union Africaine.
« L’Afrique dispose de fonds de capitaux nationaux dépassant 2,5 billions de dollars » a-t-il souligné. Pour le président John Mahama, le défi reste dans « la manière » dont les fonds sont utilisés surtout dans « les infrastructures, l’industrialisation et la création d’emplois pour réaliser l’Agenda 2063 et l’espace de libre échange continental africain. »
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Réduire la dépendance du continent aux systèmes de financements fragmentés décousus des réalités de développement africain est à encourager. Il plaide pour une architecture financière panafricaine capable de financer durablement le développement de l’Afrique.
L’Agenda 2063 attend un financement estimé 221 milliards de dollars US pour la période 2023-2030 afin de combler le déficit. Le lancement de la plateforme AIFF contribuera de manière significative à la mobilisation des ressources. Cela appelle à une convergence des institutions et une volonté politique des états.
Ousseni SAKANDE
Le Ouagalais




