Actualités économiques
A la Une

Sénégal|économie : près de 3 000 milliards FCFA d’investissements britanniques, une nouvelle chambre pour structurer l’offensive économique

@Actualités économiques. Le Ouagalais

Le Sénégal confirme son attractivité économique sur la scène internationale. Avec près de 3 000 milliards de FCFA d’investissements britanniques, soit environ 5 milliards de dollars, le partenariat entre Dakar et Londres franchit un nouveau cap avec l’installation de la Chambre de commerce britannique au Sénégal.

Le volume commercial entre les deux pays atteint désormais 700 milliards de FCFA, soit une multiplication par quatre depuis 2020. Une progression significative qui traduit la montée en puissance des intérêts économiques britanniques dans le pays. Selon l’ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal, Carine Robarts, le dynamisme des échanges bilatéraux ne cesse de se renforcer par cet investissement.

Cette dynamique repose sur l’engagement d’une cinquantaine d’entreprises britanniques opérant dans des domaines clés tels que l’énergie, les télécommunications, l’agriculture, l’éducation et les services. Le Royaume-Uni s’impose notamment comme un acteur majeur dans le secteur énergétique, avec en première ligne British Petroleum, mais également dans le développement des énergies renouvelables.

voir aussi: Sénégal|investissement : l’appel de Bakary Séga Bathily sur le nouveau code des investissements adopté par l’Assemblée Nationale

Parmi les projets structurants évoqués, le port de Ndayane figure en bonne place. Ce chantier d’envergure pourrait générer un impact économique considérable, avec une contribution estimée à 3 % du PIB sénégalais et la création potentielle de 22 000 emplois d’ici 2035. Le Bus Rapid Transit (BRT) électrique de Dakar est aussi attendu dans cette présence, un projet d’infrastructure urbaine financé en partie par des investissements britanniques, souvent peu visibles dans la communication institutionnelle.

La Chambre de commerce britannique a été officiellement mise en place au Sénégal pour accélérer et structurer les investissements. Pour son président, Karim Ndiaye, l’objectif est de « structurer une présence économique déjà significative mais encore insuffisamment lisible. »

Au-delà d’un simple rôle de représentation, la Chambre ambitionne de devenir un véritable outil stratégique au service des investisseurs. Elle entend produire des analyses sectorielles, des données économiques et des études de marché, afin de faciliter la prise de décision et réduire les délais d’implantation.

Cette approche vise à lever l’un des principaux obstacles à l’investissement étranger comme la complexité administrative. Le Sénégal, bien que reconnu pour sa stabilité et son potentiel, reste marqué par certaines lourdeurs administratives. Pour Karim Ndiaye, la mutualisation des expériences constitue un levier clé pour améliorer l’efficacité du processus d’investissement.

voir aussi: Sénégal|Energie : Un différend fiscal avec le groupe woodside devant les institutions internationales  

La Chambre se positionne ainsi comme un intermédiaire opérationnel, capable d’accompagner les entreprises dans leurs démarches, notamment en matière de fiscalité, de réglementation et d’accès aux avantages du code des investissements.

Dans cette logique, un premier événement a été organisé autour du nouveau code des investissements, avec la participation d’acteurs publics et privés, dont l’APIX, afin de présenter le cadre général et les opportunités offertes.

Contrairement à certaines structures traditionnelles, la Chambre de commerce britannique au Sénégal adopte une démarche inclusive. Elle ouvre ses adhésions aux entreprises locales, avec une grille tarifaire adaptée à la taille des structures.

L’ambition affichée est d’intégrer également les startups et les PME sénégalaises, afin de créer un écosystème d’affaires dynamique et interconnecté, capable de générer des synergies entre acteurs locaux et investisseurs internationaux.

voir aussi: Sénégal|FII 2025 : La banque Islamique du Sénégal et IFC scellent un partenariat pour booster les PME

Avec cette nouvelle structuration, le partenariat économique entre le Sénégal et le Royaume-Uni entre dans une phase plus opérationnelle. L’enjeu dépasse désormais le simple volume d’investissements pour s’orienter vers l’optimisation de leur impact économique, notamment en matière d’emplois, de transfert de compétences et de développement industriel. Cette initiative pourrait renforcer la position du Sénégal comme hub régional d’investissement en Afrique de l’Ouest.

Ousseni SAKANDE

Le Ouagalais

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page