Burkina Faso | Économie : plus de 297 milliards FCFA mobilisés pour booster l’agriculture et les infrastructures stratégiques
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Dans une dynamique clairement assumée de transformation structurelle de l’économie nationale, le Conseil des ministres du 7 mai 2026, à travers le ministère de l’Économie et des Finances, a validé une série de décisions majeures mobilisant d’importants financements en faveur de l’agriculture et des infrastructures commerciales. Une orientation qui traduit, une fois de plus, la volonté affirmée de la Révolution populaire progressiste de répondre concrètement aux attentes des populations.
Près de 300 milliards FCFA injectés dans des secteurs clés
Au total, ce sont plus de 297 milliards FCFA qui sont engagés à travers trois grandes opérations agricoles et un projet structurant d’infrastructures logistiques.
La première opération, baptisée OATA-BF (Opération d’appui à la transformation de l’agriculture), bénéficie d’un financement de 104,4 milliards FCFA, dont 83,76 milliards FCFA apportés par l’association internationale de développement (IDA). Sur une durée de cinq ans, ce programme vise une montée en puissance de la productivité agricole et une meilleure résilience face aux changements climatiques.
Concrètement, il est prévu :
- 3 900 hectares de périmètres irrigués aménagés
- 1 800 hectares de bas-fonds valorisés
- 800 sous-projets agricoles financés
- Deux gigantesques centres de stockage de 400 000 tonnes chacun à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Elle constitue un levier stratégique pour moderniser durablement le secteur agricole et renforcer les chaînes de valeur.
Une réponse d’urgence pour sécuriser la production agricole
La deuxième décision forte est le lancement de l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (OURPA-BF), une opération d’urgence estimée à 60,04 milliards FCFA, financée avec l’appui de la Banque africaine de développement.
L’objectif est d’accélérer la souveraineté alimentaire dans un contexte marqué par des tensions sur les intrants agricoles.
Les chiffres sont satisfaisants avec :
- 68 700 tonnes d’engrais acquises ;
- 56 700 tonnes constituées en stock de sécurité ;
- 10 087 tonnes de semences améliorées distribuées.
La Production additionnelle attendue est de :
- 1,3 million de tonnes de maïs ;
- 725 000 tonnes de riz ;
- 71 000 tonnes de sorgho.
À cela s’ajoute un important dispositif logistique avec 30 camions, des entrepôts modernes et une unité semi-industrielle de production de phosphate.
Le coton, pilier stratégique renforcé à hauteur de 50 milliards FCFA
Dans la même logique, la filière cotonnière bénéficie d’un soutien massif avec un financement de 50 milliards FCFA de la BOAD.
Les autorités veulent que la production de coton qui est de 300 000 tonnes passe à 550 000 tonnes dès la campagne 2026-2027.
Les retombées attendues sont significatives :
- +26,67% sur les recettes d’exportation ;
- +47,7% sur la circulation monétaire en milieu rural.
Une injection qui va directement impacter les revenus des producteurs, des coopératives et de toute la chaîne de valeur dans plusieurs régions du pays.
FASO YAAR ; cap sur des infrastructures logistiques modernes à Ouagadougou
Enfin, le gouvernement a déclaré d’utilité publique urgente le projet d’implantation des infrastructures de la société FASO YAAR à Ouagadougou. Avec près de 246 000 m² de terrains mobilisés, ce projet vise à doter le pays d’infrastructures modernes de Stockage, de logistique et de sécurisation des produits de grande consommation. Un maillon essentiel pour mieux réguler les marchés et lutter contre la vie chère.
Une vision économique centrée sur l’impact social
À travers ces décisions, le gouvernement imprime une ligne claire. Il compte investir massivement dans des secteurs à fort impact social et économique comme l’agriculture, la logistique, la souveraineté alimentaire et autant de priorités qui traduisent une approche pragmatique orientée vers l’amélioration des conditions de vie des populations.
Dans un contexte régional et international incertain, ces investissements structurants témoignent d’une ambition assumée de bâtir une économie résiliente, inclusive et souveraine, portée par une gouvernance engagée dans la transformation réelle du quotidien des Burkinabè.
Ousseni SAKANDE
Le Ouagalais




