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Lutte contre le blanchiment : la Côte d’Ivoire demeure sur la liste grise du GAFI en 2026

@Finance. Le Ouagalais

Malgré les progrès reconnus par le GAFI, la Côte d’Ivoire figure toujours sur la liste grise des pays sous surveillance renforcée en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Contrairement à certaines informations largement relayées sur les réseaux sociaux, la Côte d’Ivoire n’a pas été retirée de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). L’organisation internationale a confirmé que le pays demeure sous surveillance renforcée, même si les réformes engagées par les autorités ivoiriennes ont été reconnues comme des avancées significatives.

Cette clarification intervient à l’issue de la réunion plénière du GAFI, tenue du 15 au 19 juin 2026 à Paris, au cours de laquelle plusieurs juridictions ont vu leur situation réévaluée en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon le GAFI, la Côte d’Ivoire poursuit la mise en œuvre de son plan d’action destiné à renforcer son dispositif de prévention, de détection et de répression des flux financiers illicites. Toutefois, les critères nécessaires à une sortie de la liste grise ne sont pas encore entièrement remplis.

voir aussi: Burkina Faso|Lutte conte blanchiment d’argent : Le Burkina Faso est sorti de la liste grise du GAFI

La liste grise regroupe les pays dont les mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présentent encore des insuffisances stratégiques, mais qui se sont engagés à mettre en œuvre des réformes sous le suivi du GAFI. À l’inverse, la liste noire concerne les juridictions considérées comme présentant des risques élevés en raison de graves défaillances dans leurs systèmes de contrôle.

Le GAFI, principal organisme international chargé de définir les normes en matière d’intégrité financière, évalue régulièrement les dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Son action s’appuie également sur des organismes régionaux spécialisés, notamment le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) pour l’Afrique de l’Ouest, le Caribbean Financial Action Task Force pour les Caraïbes et Moneyval pour l’Europe.

Pour la Côte d’Ivoire, le maintien sur la liste grise signifie que le pays devra poursuivre ses réformes afin de renforcer l’efficacité de son cadre juridique et institutionnel. Une sortie de cette catégorie constituerait un signal positif pour les investisseurs internationaux, les institutions financières et les partenaires économiques, en améliorant la perception du risque lié au système financier ivoirien.

Ousseni SAKANDE

Le Ouagalais

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