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Mali| économie : une nouvelle agence publique pour mieux contrôler les exportations d’or

@économie. Le Ouagalais

Le Parlement de transition du Mali a adopté une loi consacrant la création de l’Office malien des substances précieuses (OMASP), une nouvelle structure publique chargée de renforcer le contrôle, la traçabilité et la commercialisation de l’or ainsi que des autres substances précieuses.

Créé par décret en avril 2026 et placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, l’OMASP dispose désormais d’une base juridique lui permettant de centraliser les flux d’or, de superviser les transactions et de sécuriser les exportations. Cette réforme vise notamment à lutter contre les circuits informels qui privent l’État d’importantes recettes.

L’or constitue le principal produit d’exportation du Mali et demeure un pilier de son économie. La production industrielle est estimée à environ 60 tonnes par an, tandis que l’exploitation artisanale fait vivre près de deux millions de personnes réparties sur 350 à 400 sites miniers. Le métal jaune représente environ 75 % des exportations du pays et près de 25 % des recettes publiques.

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Selon l’organisation SWISSAID, les exportations d’or non déclarées du Mali sont évaluées entre 30 et 57 tonnes par an, soit une valeur pouvant atteindre 3,77 milliards de dollars. Sur la période 2012-2022, environ 300 tonnes d’or auraient quitté le pays hors des circuits officiels, pour une valeur estimée à 13,5 milliards de dollars.

La création de l’OMASP s’inscrit dans une réforme plus large du secteur minier engagée par les autorités maliennes depuis 2023. Le nouveau code minier a notamment porté à 30 % la participation combinée de l’État et des investisseurs nationaux dans les projets miniers industriels, tout en renforçant la fiscalité appliquée aux sociétés étrangères.

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Parallèlement, des audits du secteur ont permis de recouvrer environ 761 milliards de francs CFA d’arriérés. Le gouvernement poursuit également la construction d’une raffinerie d’or à Sénou, dont la capacité de traitement est estimée à 200 tonnes par an. Cette infrastructure doit favoriser la transformation locale du minerai, accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire et réduire les exportations d’or brut.

À travers ces différentes mesures, le Mali entend mieux valoriser ses ressources minières, renforcer les recettes publiques et améliorer la gouvernance de l’un des secteurs les plus stratégiques de son économie.

Le Ouagalais

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