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Plan RELANCE 2026-2030 : le pari burkinabè de la souveraineté par la mobilisation interne

L’Assemblée législative de transition (ALT) a servi de tribune à la présentation officielle du Plan national de développement « RELANCE 2026-2030 ». Porté par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nakanabo, ce référentiel quinquennal marque une nouvelle étape dans la trajectoire économique du Burkina Faso. Celui d’une souveraineté assumée à construire le pays par les ressources internes.

D’un coût global de plus de 36 000 milliards de FCFA, le Plan RELANCE impressionne par son ambition. C’est son architecture financière qui retient l’attention au delà des chiffres. En faisant fi aux schémas classiques de dépendance extérieure, l’État burkinabè entend mobiliser environ 65 % des ressources à partir de leviers endogènes. Actionnariat populaire, diaspora bonds, financement participatif patriotique ; autant d’outils qui traduisent une volonté claire de faire des Burkinabè eux-mêmes les premiers investisseurs de leur développement.

Ce choix s’inscrit dans la continuité des réflexions engagées par la Révolution Populaire Progressiste notamment sur la nécessité de capter les flux financiers informels et de valoriser les ressources locales.

Le plan s’articule autour de quatre piliers à savoir la sécurité, la gouvernance, le capital humain et la transformation économique. Il est attendu dans sa mise en œuvre un impact réel sur la vie des populations.

Sur le plan social, le gouvernement s’engage dans la construction d’infrastructures sanitaires, la formation de personnels médicaux, la réalisation de logements décents et d’écoles modernes. Les burkinabè attendent un meilleur accès aux soins, à l’éducation et à un cadre de vie digne. Réduire la pauvreté à 35 % d’ici 2030 est l’objectif qu’ambitionne l’état burkinabè.

voir aussi: Burkina Faso|Politique de Développement : La « RELANCE » d’un Burkina Faso souverain et prospère d’ici à 2030

Dans le même temps, la transformation économique repose sur une industrialisation accélérée, notamment dans les secteurs textile, agroalimentaire et minier. Produire localement ce qui est aujourd’hui importé n’est un concept mais une politique réelle.

L’énergie constitue un autre levier clé pour la relance économique. Le triplement annoncé de la capacité électrique nationale (678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW en 2030), pourrait changer profondément le quotidien des ménages et des entreprises, en réduisant les coupures et en facilitant l’implantation d’unités industrielles. Ce qui est pourvoyeur d’emplois à travers les activités économiques avec une amélioration progressive du pouvoir d’achat.

Au-delà des infrastructures et des indicateurs macroéconomiques, le gouvernement s’engage fermement à lutter contre la corruption dans l’exécution du plan. La digitalisation de l’administration et l’amélioration de la gouvernance seront déterminantes pour instaurer la confiance, condition essentielle à la mobilisation des ressources internes.

Sam

Le Ouagalais

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