Burkina Faso|conseil des ministres : des réformes économiques structurantes entre rationalisation, souveraineté et investissements publics
@Dossiers spéciaux. Le Ouagalais
Le Conseil des ministres du jeudi 02 Avril 2026, tenu sous la présidence du président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim TRAORE ; a adopté une série de mesures à forte portée économique, traduisant la volonté des autorités dans la rationalisation des dépenses publiques, au renforcement de la souveraineté nationale et à l’accélération des investissements structurants au profit des populations.
Le conseil a acté la dissolution du Centre national de semences forestières (CNSF) et le rattachement de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) au ministère en charge de la transition digitale. Ces deux mesures visent à optimiser l’utilisation des ressources publiques tout en réduisant le chevauchement institutionnel avec un transfert des attributions pour une meilleure cohérence des structures de l’état.
Le gouvernement a également mis l’accent sur la souveraineté en matière d’approvisionnement dans le secteur de l’élevage. La transformation de la CAMVET en Centrale d’approvisionnement en médicaments vétérinaires, avec extension à la production, traduit une volonté de réduire la dépendance extérieure et de structurer une véritable industrie pharmaceutique vétérinaire nationale.
L’élargissement du mandat de l’ONEA à la distribution de l’eau potable en milieu rural est aussi l’une des décisions majeures qui s’inscrit dans une logique de réduction des inégalités dans l’accès d’eau potable entre le milieu urbain et le milieu rural, avec des implications directes sur les coûts en faveur des populations.
Le Conseil a autorisé plusieurs projets d’investissements publics dans des secteurs clés comme dans l’éducation. Plus de 23 milliards FCFA est mobilisé pour l’acquisition de fournitures scolaires, de manuels et l’approvisionnement des cantines. Un investissement qui vise à soutenir le capital humain, pilier de la croissance à long terme.
Du côté de la justice, plus d’un milliard FCFA seront consacrés à la réhabilitation d’infrastructures judiciaires et à l’amélioration des conditions de travail afin d’accompagnement la dynamique de reconquête du territoire nationale.
La relecture du décret sur la vente des symboles nationaux introduit une double dynamique ; celle de l’augmentation des recettes de l’État à travers de nouvelles sources, notamment les duplicatas de décorations, et la réduction des coûts de certains articles comme les épinglettes pour les rendre accessibles aux citoyens.
La création d’un Cadre national de coordination des associations (CNCCSA) participera à une meilleure organisation du tissu associatif. Au-delà de l’aspect institutionnel, cette mesure pourrait contribuer à une meilleure orientation des financements et des actions vers les priorités économiques nationales.
Dans le secteur de la santé, le gouvernement s’est engagé à l’apurement progressif d’un passif social de plus 35 milliards de FCFA de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires. Plusieurs mesures ont été prises afin de régler définitivement ce problème. En rappel, depuis sa création, l’AGSP est régulièrement confrontée à des déficits de prise en charge de certains éléments salariaux des agents de santé.
Le gouvernement burkinabè veut à travers ces mesures mieux structurer les dépenses publiques dans les secteurs stratégiques, investir dans le capital humain et favoriser la production locale selon les orientations du Plan RELANCE 2026-2030.
Sam
Le Ouagalais




