Marché financier : Les actions de Ecobank ont doublé ces dernières années à la BRVM affichant une augmentation de plus 80%
Les actions d’Ecobank Transnational Inc ont presque doublé en deux ans, soulignant le regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs bancaires d’Afrique de l’Ouest. Le prêteur basé au Togo a clôturé à 29 XOF le 13 février 2026. L’action a gagné 26,1% depuis le début de l’année et 27,7% en USD. Elle a augmenté de 81,3 % au cours de l’année écoulée et de 70,6 % au cours des six derniers mois. Il y a deux ans, les actions se négociaient entre 14 et 15 XOF.
La hausse fait suite à l’amélioration des bénéfices et au renforcement des paramètres du bilan. Ecobank a déclaré un chiffre d’affaires de 1,96 milliard de dollars sur les douze derniers mois, en hausse de 11,35 % par rapport à l’année précédente. Le revenu net a atteint 411,34 millions de dollars. Le total des actifs s’élevait à 32,4 milliards de dollars, avec 4,3 milliards de dollars de liquidités contre 1,9 milliard de dollars de dettes.
Le rendement des capitaux propres de la banque est de 29,39 %. Malgré les gains, l’action se négocie à un ratio cours/bénéfice de 1,80 et à un ratio cours/ventes de 0,39.
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Ecobank est l’action la plus échangée sur la BRVM au cours des 3 derniers mois. Avec une valeur de marché de 524 milliards XOF, elle représente 3,51% de la bourse.
La hausse d’Ecobank reflète une revalorisation plus large des valeurs bancaires de la BRVM, les investisseurs se concentrant sur les bénéfices et la solidité des capitaux. Après des années de valorisation modérée, les banques régionales bénéficient d’un contrôle plus strict des coûts, d’une amélioration de la qualité des actifs et d’un renforcement des réserves de capital.
Un rendement des capitaux propres supérieur à 25 % est rare sur de nombreux marchés bancaires mondiaux. En Afrique de l’Ouest, il est le signe d’un effet de levier opérationnel et d’une meilleure gestion des risques après les cycles de change et de crédit passés. Avec un ratio cours/bénéfice inférieur à 2, le marché accorde encore une décote par rapport à ses homologues des autres marchés émergents, où les banques se négocient souvent à des multiples de 6 à 10 fois les bénéfices.
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La liquidité de la BRVM s’est également améliorée, l’augmentation des volumes de transactions favorisant la découverte des prix. Les dividendes se stabilisant et les bilans se renforçant, les investisseurs considèrent les banques moins comme des opérations spéculatives et davantage comme des placements à revenu et à valeur ajoutée. Cette évolution suggère que les marchés de capitaux régionaux entrent dans une phase où ce sont les fondamentaux, et non la seule dynamique, qui déterminent les rendements.
Source : Daba Finance
Le Ouagalais




