Le Groupe de la Banque mondiale a créé plus d’emplois au cours de l’année 2025 pour la première fois depuis sa création. Selon le rapport de l’institution plus de 1,2milliard des populations auront l’âge de travailler dans les pays en développement d’ici 2036. Cette démographie est aussi inquiétante qu’elle préoccupe la banque mondiale si elle n’est pas prise en compte par les politiques de développement locales. L’objectif de la banque a été d’aider les pays à créer un secteur prive dynamique qui transforme la croissance et crée des emplois locaux.
L’emploi est un moyen le plus sûr pour lutter contre la pauvreté. Selon la banque mondiale, il réduit les besoins humanitaires, stimule la demande de biens et permet l’autosuffisante économique. Selon Ajay Banga, président du groupe de la banque mondiale, il est opportun de créer des « débouchés pour les populations là ou elles vivent déjà. »
Cinq secteurs ont été au cœur de la création d’emplois au cours de l’année. Ce sont des secteurs a fort impact sur la croissance et ayant contribué au développement des économies locales. Les infrastructures et l’énergie, l’agroalimentaire, les soins de santé, le tourisme et l’industrie manufacturière ont été des secteurs les plus prisés et stratégiques pour la Banque mondiale dans la création des emplois.
voir aussi: Burkina Faso|économie : La banque mondiale félicite les reformes en cours
Au moins une trentaine de gouvernement africains, en accord avec la banque mondiale et la banque africaine de développement ont pu faciliter a plus 32 millions d’habitants, l’accès a l’énergie avec un rythme des raccordements 1,5 fois plus rapide que les années antérieures. La BAD veut d’ici 2030, a travers l’opération « Mission 300 », raccorder 300 millions de personnes en Afrique, ce qui va permettre d’accroitre considérablement la productivité. Pres que 600 millions de personnes n’ont pas accès a l’électricité.
A travers son projet « AgriConnect », la banque veut transformer les petites exploitations agricoles, générer des emplois et renforcer la sécurité alimentaire mondiale. Elle a doublé son investissement annuel qui pourrait atteindre 9 milliards de dollars d’ici 2030 et une mobilisation supplémentaire de 5 milliards de dollars. Déjà, ses performances couvrent la sécurité alimentaire de 201 millions de personnes et compte atteindre 327 millions d’ici 2030.
La banque mondiale a soutenu les économies émergentes à travers les industries manufacturière. Avec son partenaire IFC, le financement du secteur est porté à 4,1 milliards de dollars au cours de l’année 2025. Ces projets portent sur les secteurs des produits chimique, des engrais, des matériaux de construction, de l’électronique et des équipements industriels. Plusieurs emplois ont été créés à tous les niveaux de qualifications, femmes et travailleurs ont migré du secteur informel vers des emplois sûrs et sécurisés. Environ 520 000 emplois ont été créés dont 180 000 pour des femmes. Ils ont également permis de générer 18,3 milliards de dollars d’achats auprès de fournisseurs locaux et 3,3 milliards de dollars de recettes publiques.
Les secteurs de la santé et du tourisme ont aussi été au cœur des engagements de la banque mondiale dans sa dynamique de création des emplois. L’institution s’est fixée pour objectif d’apporter des services de santé de qualité et accessibles a 1,5 milliard de personnes d’ici 2030. Plusieurs partenaires ont été impliqués et 410 millions de dollars sont mobilisés pour accompagner 15 pays engagés à étendre des soins primaires aux populations.
Le tourisme a contribué a 10% du PIB mondial en 2024 avec 357 millions d’emplois fournis. Le secteur pourrait générer 91 millions de nouveaux emplois à l’horizon 2035 dans les villes. La croissance est enregistrée dans les PME dans le domaine de l’hôtellerie, les festivals, la culture, ou les transports qui sont soutenues par le groupe de la banque mondiale.
Durant de l’année 2025, le Groupe de la Banque mondiale s’est illustré engager aux côtés des pays pour créer les conditions propices au progrès, aux opportunités et à la résilience, en misant sur la création d’emplois au niveau local.
Ousseni SAKANDE
Le Ouagalais




