Afrique|Aide américaine : « America First » sur les cendres de USAID, un programme américain pour raviver les flammes de lutte contre le VIH en Afrique
@Dossiers spéciaux. Finance. Le Ouagalais
L’administration Trump et la Kenya viennent de conclure une série d’accords sur le financement de la santé dénommée « America First », dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays en harmonie avec la politique et les orientations étrangères de la maison blanche.
Cet accord qui va s’étendre sur cinq ans est vu comme une bonne annonce qui devrait remplacer les précédents accords sanitaires à travers USAID avec un montant estimé à hauteur de 2,5 milliards de dollars.
Les USA contribueront à hauteur de 1,7 milliards de dollars du montant global et le Kenya couvrira les 850 millions de dollars. Il sera pris en compte selon l’accord le traitement des maladies telles que le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose avec un accent particulier sur la prévention. Les structures sanitaires éligibles au financement sont prioritairement les soins religieux, et les structures inscrites au système d’assurance maladie kenyan.
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Cette nouvelle approche de l’administration Trump pourrait s’élargir sur le continent d’ici la fin de l’année. Les négociations sont envisagées avec le Nigeria qui a récemment connu des divergences politique avec le président américain. Les programmes de planification familiale selon les restrictions américaines sur les services d’avortement seront également pris en charge. L’Afrique du sud ne figure toujours pas sur la liste des pays bénéficiaires malgré le nombre important de malades et plus de 20% du programme sud africain sur le sida était soutenu par le financement américain.
L’Afrique dépendait en grande partie de l’aide américaine dans ses programmes de lutte contre le sida et la suspension de USAID par le président TRUMP aurait eu de graves conséquences sur des millions de vies et des travailleurs soignants. Les experts de l’ONU avaient averti au moins 4 millions de décès d’ici juillet. Ces critiques ont permis à l’administration TRUMP de revoir sa politique ce qui a permis le rétablissement d`une partie du financement et, c’est toujours sans l’Afrique du sud.
Ousseni SAKANDE
Le Ouagalais



